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Dark-Hunter #28 - Stygian


 


   "Elle sera une belle mariée.
   -Ne me pousse pas à t’arracher la gorge, Trates."
   Urian s'étrangla de rire en voyant la peur de Trates à cette déclaration, qui s'excusa rapidement afin de pouvoir mettre le plus de distance possible entre lui et Stryker. Non pas qu'il le blâmait. Son père était d’une humeur de chien depuis quelques jours, depuis que Tannis avait annoncé ses intentions de se lier à une ordure d'Apollite sans valeur.
   En fait, personne ne voulait que Tannis se marie avec Erol. Surtout pas leur père, et cette fête de fiançailles les énervait totalement. Même si, en tant qu'Apollite, c’était une femme adulte qui était pleinement développée, elle n'avait techniquement que douze ans.
   Et tant que son père, Stryker ne pouvait pas passer outre son âge réel, et le fait que s'ils n'avaient pas été maudits, il aurait encore quelques années à passer avec elle à la maison. C'est pourquoi il insistait sur le fait qu'il s'agissait d'un long engagement, sa fille, son futur marié et les futurs beaux-parents de Tannis s'en étaient plaints à juste titre.
   En dehors de leur père, Urian et sa mère semblaient être les deux seuls qui étaient d'accord sur ce long engagement. Mais Urian détestait aussi Erol. C’était une énorme bête et un bâtard arrogant, et ils avaient une longue histoire de combat entre eux.
   D’un autre côté, Urian avait une longue histoire de combat avec la plupart des gens.
   Sa mère soupira alors qu'elle serrait le bras d'Urian.
   "Je ne peux pas croire que je perds un autre bébé si tôt.
   -Je suis désolé, Mata." Il releva son menton vers son père qui affûtait un couteau tout en regardant Erol. "Bien que je pense que si Solren arrive à ses fins, il n'y aura pas de mariage. Peut-être juste un festin de mariage… 
   Elle rit.
   -Il y a des moments où j'adore vraiment ton père, Uri.
   Tapotant son bras, elle s'éloigna légèrement comme si elle savait que son sang humain le tentait malgré son amour profond et son respect pour elle.
   Elle ajusta sa cape plus haut autour de son cou.
   -Alors… sur qui as-tu des vues ?"
   Urian sentit la couleur lui monter aux joues à la question qu'il redoutait toujours. Surtout depuis qu'il sentait gronder de faim son estomac. Il semblait que son destin était de mourir de faim. Même s'il était dans une pièce pleine de repas sur patte. Mais il n'y avait personne ici qui le nourrirait.
   "Je n'ai encore trouvé personne.
   -Tu n'es toujours pas nourri ?
   Il ne manqua pas la note de peur panique sous-jacente à sa question. C'était un secret que lui et son père lui avaient volontairement caché... ainsi qu’à tout le monde. Le fait que son père avait une poignée d'hommes loyaux qu'il forçait à se saigner afin qu'il puisse apporter leur sang à Urian dans des vessies ou des coupes. Bien que ce ne soit pas la même chose que de manger comme Apollon l'avait prévu, cela l'empêchait de mourir de faim.
   Le seul avantage était que ça le laissait un peu plus énervé que les autres.
   Plus maigre et plus méchant, comme diraient les humains. Parce qu'il était perpétuellement affamé, ses sens étaient plus aiguisés. Ses pouvoirs plus forts, plus concentrés. Et il était toujours en colère et a chercher un combat.
   Sauf lorsque sa mère et sa sœur étaient concernées. Et bien sûr la déesse. Mais c'était tout simplement parce qu'il savait qu'Apollymi lui arracherait la gorge s'il se mettait en colère contre elle.
   Heureusement, Tannis rappela sa mère à ce moment-là et lui évita d'avoir à répondre.
   Agité, Urian erra à travers la foule dans la salle sombre où beaucoup de membres de leur communauté s'étaient réunis pour célébrer les noces de sa sœur, et se nourrir. Ce qui signifiait que la salle devenait rapidement une orgie. Alors les parents couvraient les yeux de leurs jeunes enfants et les emmenaient chez eux. C'était sans doute la raison pour laquelle Tannis avait appelé leur mère. Ils prenaient tous soin d'éloigner leur mère de leurs "fêtes". Mis à part le fait que la façon dont ils mangeaient avait tendance à l'horrifier, en tant qu'humaine elle pouvait facilement se trouver être la première personne, et le témoin, du premier massacre d'Urian, puisqu’il était farouchement protecteur envers sa mère et sa sœur. ALORS que son père prenait le temps d’aiguiser le couteau, Urian était un peu trop rapide pour l'utiliser. Une autre raison pour laquelle personne ne le nourrirait. Son tempérament était déjà assez légendaire parmi les leurs.
   Comme l’étaient ses pouvoirs.

   Davyn tituba vers lui. Par l'aspect vitreux et étourdit de ses yeux, il était évident qu'il avait déjà beaucoup mangé, et était plus qu'un peu saoul de sang. Léchant ses crocs, il sourit alors qu'il se drapait contre le dos d'Urian et posait son menton sur son épaule nue. Parce qu'ils avaient grandi ensemble, lui, seul, n'avait aucune crainte d'Urian.
   Ou craignait plus encore quelqu'un d'autre.
   "Hey, frère Uri. Tu es sûr que tu ne veux pas nous rejoindre ?" Sa main dériva un peu trop au sud, vers l'ourlet du court chiton d'Urian. Celui-ci se mit à rire alors qu'il se dégageait de l'étreinte de Davyn et de sa maladresse. 
   -Tu es un peu trop heureux, Dav, et Paris ne partage pas. Crois-moi, je le sais. J'ai encore une ecchymose depuis la dernière fois que j'ai pris trop de couverture. Étant donné le coup de fouet que j'ai eu, je détesterais penser à ce qu'il ferait s'il trouvait son petit ami drapé sur moi.
   -Tsss… Je sais que tu as faim. Ça ne te fatigue pas de boire du sang réchauffé ? Tu n'aimerais pas quelqu'un de frais à manger ?
   Sa respiration s’intensifia devant une invitation à laquelle il était extrêmement difficile de dire non. Chaque partie de lui était sensible à l'odeur du sang de Davyn. A la faim en lui qu'il devait nourrir.
   Toutefois…
   Je ne serai pas un connard.
   Pas envers son frère.
   Et certainement pas avec Davyn qui serait horrifié s'il était sobre.
   Davyn n'agirait jamais comme ça s'il n'était pas défoncé par la soif de sang. Paris aurait dû être plus avisé au lieu de le nourrir et ensuite de le laisser seul. C'était une chose stupide pour son frère. Davyn était trop jeune et inexpérimenté pour être abandonné dans une foule.
   "Tu sais quoi, Davy. Trouvons Paris, on y va ?
   -Hooo, nous trois. Bonne idée. J'aime encore mieux !
   -Ouais." Urian drapa le bras de Davyn autour de ses épaules et le conduisit à travers la foule, à la recherche de Paris.
   Pourtant, la vue et l'odeur des autres qui se nourrissaient alors qu'il était si proche d'un donneur consentant… c'était de la torture.
   -Où as-tu quitté Paris ?
   Davyn était presque inconscient.
   Urian dut le secouer pour le réveiller.
   -Davyn ! Où as-tu quitté mon frère ?
   -Dans une salle."
   C'était totalement inutile. Urian soupira d'irritation. C'était une bonne chose que Davyn soit le seul ami qu'il avait ou il serait plus difficile de résister à la tentation de le saigner.
   Incertain de ce qu'il devait faire, il se rendit chez son frère Théo, qui avait ramené sa femme et ses enfants à la maison dès que les premiers vêtements avaient commencé à tomber. Bien que Théo était loin d'être pudibond et était connu pour participer à certaines des fêtes les plus lascives jamais organisées, comme l'avait fait sa femme Praxia avant leur mariage, l'aîné de Théo était une fille et il était extrêmement protecteur pour sa vertu.
   Sans oublier que la maison de Théo était la plus proche de la salle.
  Après les coups insistants d'Urian, un Théo à peine habillé ouvrit la porte avec un froncement de sourcils agacé. Compte tenu de l'état de déshabillage de son frère et de la rougeur de sa gorge, Urian comprit qu'il l’avait dérangé au milieu de sa propre étreinte sexuelle avec Praxia.
   "Que veux-tu ?" Aboya-t-il. 
   "La mort d'Apollon. La domination des Apollites sur le monde des humains et la fin de notre malédiction. Mais en ce moment, je me contenterais de trouver Paris qui a abandonné Davyn et disparu. Peux-tu me prêter main-forte et surveiller Davyn pendant que j'essaye de trouver ce stupide bâtard ?
   Davyn les regarda d'un air renfrogné.
   -Je ne veux pas dormir avec Théo, Uri. C'est un connard. Trouvons Paris.
   Urian jeta un regard Tu-vois-ce-que-je-veux-dire à son frère aîné. Ce qui fit disparaître la colère de Theo.
   -Depuis combien de temps est-il comme ça ?
   -Depuis que je l'ai trouvé.
   -Et Paris l'a laissé comme ça ?
   -Tu marques un point." Urian lui lança un regard furieux. "Davyn a raison. Tu es un connard.
   Avec un ricanement dégoûté, Theo saisit Davyn par sa chlamyde.
   -Prax ? Habilles-toi. J'ai besoin que tu surveilles Davyn jusqu'à notre retour.
   -Où vas-tu !" Appela-t-elle de l'autre pièce. Il ne manqua pas l'irritation dans son ton strident. 
   "Fais ce que je dis, femme !
   Urian fit une pause dans l’embrasure de la porte.
   -Tu ne devrais pas lui parler comme ça. Elle est la mère de vos enfants.
   -Occupe-toi de tes affaires, Uri. C'est ma maison et je ferais à ma guise.
   -Et ton père te botteras le cul s'il t'entend lui parler sur ce ton.
   Les narines de Théo s'embrasèrent de colère alors qu'il épinglait sa chlamyde.
   L’ignorant, Urian regarda au-delà de son frère à l'endroit où Praxia descendait les escaliers pour prendre la relève.
   -Nous allons chercher Paris. Dès que nous le trouverons, je ramènerai Théo.
   -Merci, Urian."
   Respectueusement, il inclina la tête vers elle.

   Dès qu'ils quittèrent la maison de Theo, celui-ci l’attrapa et plaqua Urian contre le mur de la maison de son voisin. 
   "Tu fais encore ça et je vais…
   Urian le frappa dans l'intestin.
   -Ne me menace pas, Théo. Je ne suis plus un enfant.
   Théo utilisa ses pouvoirs pour le renverser et l'étouffer.
   Avec sa propre explosion psychique, Urian brisa sa prise. Plus que cela, il l’assomma dans la rue sans le toucher. C'était la première fois qu'il déchaînait ses pouvoirs devant quiconque, autre qu'Apollymi. Seule la déesse et son Charonte avaient une idée de l'étendue de ses capacités. Parce que ses pouvoirs étaient beaucoup plus forts que ceux des autres, Urian savait qu'il valait mieux les cacher.
   Mais il était trop fâché et affamé ce soir pour avoir de la retenue.
   Et trop tard, il reprit son contrôle et son tempérament pour se rendre compte qu'il y avait beaucoup de témoins de son explosion. Merde. Il se retourna lentement pour voir les regards horrifiés qui le condamnaient.
   Toujours.
   Si quelqu'un d'autre avait montré un tel pouvoir, il aurait été applaudi pour cela. Considéré avec grandeur et salué.
   Pas lui. Non, jamais le fils aux cheveux étrangement blancs né de Stryker et de sa fiancée grecque. Celui avec des yeux différents des autres Apollites.
   Je suis vraiment né maudit.
   Là où d'autres auraient été félicités, il était craint. Ridiculisé.
   Ce n'était pas une exception. Déjà, il pouvait entendre leurs murmures autour de lui.
   C'est un monstre !
   Comment quelqu'un peut-il faire cela ?
   Quel est le problème avec lui ?
   Je vous avais dit qu'il devait être évité ! Vous voyez ce qu'il peut faire ! Ce n'est pas naturel, même pour nous !
   Même quand Urian essayait de faire la bonne chose, cela se retournait toujours contre lui. D'une manière ou d'une autre, il se retrouvait du mauvais côté pour n'importe quel sujet aux yeux de son peuple. Cela ne changeait jamais. Ils le jugeaient toujours à tort. 
   Tout comme maintenant.
   Ils ne voyaient jamais la vérité sur lui.
   Tout le monde le regardait comme s'il devait être puni, alors que tout ce qu'il avait essayé de faire était d'aider son jumeau et sa belle-sœur.
   Quand vais-je apprendre ?
   Il était l'Anti-Midas. Tout ce qu'il touchait se transformait en merde. 
  Comme si cela ne suffisait pas, il vit Paris parmi ceux qui voulaient sa tête sur un plateau, il se portait bien et était avec leur frère Alkimos.
   J'aurais dû savoir…
   "Urian ? Qu'est-ce qui se passe ?
   Il grinça des dents lorsque son père apparut à ses côtés. Avant qu'il ait eu l'occasion de répondre, Theo se leva.
   -Je lui rends service, Solren, et c'est comme ça qu’il me remercie. Il m'agresse sans raison.
   Leur père retourna son attention vers lui.
   -Est-ce vrai, Urian ?
   Urian lança un regard noir à Theo.
   -J'avais mes raisons pour ça.
   Cela ne convint pas à son père qui leur adressa un ricanement dégoûté pour s'être bagarré dans la rue comme deux voyous et non comme les princes qu'ils étaient supposés être.
   -Développez.
   Il fit un geste vers Theo.
   -Tu as engendré un connard, Solren. J'essayais de le réduire à un simple décérébré.
   -Urian !
   Il redressa sa chlamyde sur son chiton avec une nonchalance qu'il ne ressentait absolument pas, surtout alors que les autres continuaient à marmonner son nom à demi respectable. Tout ce que voulait Urian c'était partir pendant qu'il le pouvait. Au lieu de cela, il se força à se tenir comme si cela ne le dérangeait pas du tout. Il ne leur donnerait jamais cette satisfaction.
   -Je me suis opposé à la manière dont il m'a parlé, et cherché à lui apprendre un ton plus respectueux. Je n’ai eu que son ton autoritaire et je refuse qu’on me parle comme à un inférieur, que ce soit par lui ou par quelqu'un d'autre.
   Theo serra les lèvres.
   -Tu vois, Solren ! C'est un gosse récalcitrant. Au lieu d’être tout le temps indulgent pour son manque de respect, vous devriez fesser son petit cul pourri gâté.
   Leur père secoua la tête.
   -Non, Urian a raison. Le monde et les gens vous traiteront comme vous leur autoriserez. Je ne le punirai pas d'avoir la témérité de te tenir tête, Theo. Surtout quand je sais que tu as la capacité de te défendre et que tu n'as jamais hésité à le frapper lorsque tu penses avoir été offensé.
   Theo bafouilla avec indignation. 
   -Un jour, Solren, tu regretteras le fait de ne pas avoir tenu une laisse plus serrée sur ton chiot favori. Écoutes-moi bien. C'est un petit bâtard enragé qui ne reste loyal qu'à lui-même.
   Heureusement, leur père était plus avisé. Il jeta un coup d'œil significatif vers la maison de Theo.
   -Attention, m'gios, quand on se confronte trop souvent, nous nous condamnons dans notre propre colère. Réfléchis-y donc à deux fois avant de vomir du venin pour entacher ton frère des ombres de ton propre péché. Car la haine est un boomerang qui, une fois lancé, a la sale manie de revenir vers celui qui l'a lancé, et plus souvent qu’il ne devrait, il paralyse cette main qui l'a d'abord déchaînée.
   Un tic commença dans la mâchoire de Theo.
   -Bien. Couve-le. Tu le fais toujours. C'est une partie de ce qui ne va pas avec lui."
   Et sur ce, il rentra chez lui.
   Pourtant, la foule restait. Regardait, chuchotait.
   Condamnait.
   Urian sentait leur jugement comme si c'était une bête vivante qui rampait sur sa peau. Et il déplora cette sensation. Pourquoi ne pouvait-il pas être plus charmant comme Paris ?
   Il semblait que plus il essayait d'être aimé, moins il était enclin à l’être. Alors il avait renoncé à essayer et s'était réconcilié avec sa solitude.
   C'était plus facile de cette façon. Il valait mieux les rejeter avant qu'ils aient eu la chance de le gifler et de risquer ce sentiment de malaise qu'il avait actuellement dans son estomac.
   "Ne l'écoute pas, Uri."
   Il se retint à peine de rouler des yeux sur la phrase la plus communément prononcée de son père. Malgré ce que ses frères pensaient, leur père lui rendrait la pareille s'il manifestait une quelconque forme de manque de respect. Stryker n'était pas connu pour sa patience envers qui que ce soit, ni pour sa tolérance à toute forme d'insubordination ou d'insolence.
   Surtout pas de la part de ses enfants.
   "Oui monsieur."
   Son père l'attrapa brutalement par les cheveux à la base de la nuque et le força à lever les yeux jusqu'à ce qu'il rencontre son regard. Il y avait une lueur sévère mais affectueuse dans ces yeux argentés tourbillonnants qui correspondaient à leur déesse - résultat du fait qu'Apollymi avait sauvé la vie de son père après qu'il soit presque mort dans une confrontation avec Apollon. C'était pourquoi son père ne pouvait pas le nourrir maintenant. Non sans devoir convertir Urian en Daimon comme lui, mais aussi sans devoir unir leurs forces vitales et permettre à son père de voir à travers ses yeux. Parce que son père portait le sang de deux dieux, cela lui donnait beaucoup plus de pouvoir que les autres Apollites ou Daimons.
   Stryker n'était pas comme les autres.
   Et Urian non plus.
   "Ecoutes moi, pido, et prends ces mots à cœur. Maudit-les pour ce qu'ils pensent. Car c'est quelque chose que tu ne pourras jamais contrôler. Ce que tu as d’autorité est ta propre réaction à leurs paroles, et elles n'ont aucune valeur dans ton monde à moins que tu ne le veuilles. Les seules opinions qui devraient t’importer sont celles des personnes que tu aimes. Les personnes que tu juges dignes. Pour le reste, ferme tes oreilles et ferme ton cœur. Parce que s'ils ne se soucient pas des dégâts qu'ils font à ta vie, alors tu te ficheras des dégâts que tu leur infligeras. Du sang pour du sang. Croc pour croc. Rappeles-toi, Urian, un homme intelligent frappe le premier coup, mais c'est le sage qui frappe le dernier. Tu comprends ?
   -Oui, Solren.
   Il l'attira contre son épaule et le serra contre lui, puis lui embrassa la tête.
   -Je t'aime, mon garçon," grogna-t-il profondément contre l'oreille d'Urian. "N'oublies jamais ça.
   Urian hocha la tête en serrant son poing dans la cape de son père et le serra contre lui, reconnaissant pour son soutien.
   Après deux tapes puissantes dans son dos, son père le libéra et recula.
   -Vas y. Fais ton travail.
   -Oui, monsieur." Urian se dirigea vers Paris et cogna ensuite son frère si fort, qu’il l'envoya directement à terre. 
   "Qu'est-ce qui se passe ?" Paris se redressa et se frotta la mâchoire.
   "As-tu perdu la raison ?
   Urian lui lança un regard noir. 
   -C'est pour avoir été un connard. Prends Davyn et ne le quittes plus. La prochaine fois que tu seras aussi stupide, je te poignarderais pour ça.
   Paris se releva alors qu'Urian partait.
   "Je ne suis pas le connard, Urian ! Tu l’es !
   Sans s'arrêter, Urian se moqua.
   -Tu as tort à ce sujet, adelfos ! Et tu ferais mieux de faire un sacrifice aux dieux ce soir pour que je ne décide pas d'embrasser un jour le démon que vous pensez tous voir en moi. Je te le jures, le jour où je laisserais sortir cette bête… vous courrez tous vous mettre à couvert."

 


Texte original © Sherrilyn Kenyon - 2018
Traduction © Dark-Hunter Francophone 

Commentaires   

0 #1 Mina 12-01-2018 10:19
Moi la première question qui me vient c'est : "Sa mère est HUMAINE !!!???"
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