AVERTISSEMENT :
L’extrait suivant comme l’ensemble de ceux présents sur ce site internet, a été traduit par l’équipe de Dark-Hunter Francophone d’après le strict respect du texte original.
Le texte n'est donc pas celui que vous pouvez lire dans les livres disponibles en français, qui ont soufferts pendant longtemps d’une très mauvaise traduction, dû à une politique éditoriale autorisant / obligeant les coupes et changements de texte, afin de coller au format et aux critères de la collection dans laquelle a été mise la série, et qui ne s'est arrêtée qu'en 2015.
Nous vous invitons à les comparer si vous le voulez.
Toutefois nous ne sommes pas traductrices professionnelles, le sens d'une phrase peut nous avoir échapper. Si vous trouvez une faute ou une phrase mal construite, n'hésitez pas à nous le signaler par e-mail.


Dark-Hunter #5 - La descendante d'Apollon


Chapitre 1

[...]
   -Si il te plaît, va le voir et présente-toi.
   Michelle fut horrifiée.
   -Je ne peux pas faire ça !
   -Pourquoi pas ? demanda Cassandra
   -Qu'est ce que je fais s'il pense que je suis grosse ou moche ?
   Cassandra roula des yeux. Michelle était une brune très mince qui était loin d'être moche.
   -La vie est courte, Michelle. Trop courte. Pour ce qu'on en sait, il est peut-être l’homme de tes rêves, mais si tu restes ici, à baver sans agir, tu ne le sauras jamais.
   -Mon dieu," souffla Michelle "Comme je t'envie d'avoir cette attitude de vivre-au-jour-le-jour. Mais je ne peux pas.
   Cassandra la saisit par la main et la tira à travers la foule, vers l'homme en question.
   Elle lui tapa l'épaule.
   Surpris, il se retourna.
   Il écarquilla les yeux quand il leva les yeux vers Cassandra. Avec son mètre quatre-vingts, elle était un monstre de la nature. A son crédit, le gars ne semblait pas offensé qu'elle fasse cinq bon centimètres de plus que lui.
   Il regarda Michelle, qui faisait un mètre soixante-cinq.
   -Salut", dit Cassandra en attirant son regard vers elle. "Je fais à une enquête rapide : Êtes-vous marié ?
   Il fronça les sourcils
   -Non.
   -Vous voyez quelqu'un ?
Il lança un regard perplexe à son ami :
   -Non.
   -Gay ?
Sa mâchoire se décrocha
   -Excusez-moi ?
   -Cassandra ! lança sèchement Michelle.
   Elle les ignora tous les deux tout en tenant serré la main de Michelle pendant que son amie essayait de fuir.
   -Vous aimez les femmes, oui ?
   -Oui, "dit-il d'un ton offensé.
   -Bon parce que mon amie Michelle ici pense que vous êtes exceptionnellement mignon et elle aimerait vous rencontrer.
   Elle tira Michelle entre eux.
   -Michelle, voici…
   Il sourit en rencontrant le regard stupéfait de Michelle.
   -Tom Cody.
   -Tom Cody", répéta Cassandra. "Tom, voici Michelle.
   -Salut, dit-il en tendant la main vers elle.
   Au visage de Michelle, Cassandra pouvait dire que son amie ne savait pas si elle devait l'étrangler ou la remercier.
  
-Salut, dit Michelle, lui serrant la main.
   Assurée qu'ils étaient à moitié compatible et qu'il ne l'avait pas mordu au premier rendez-vous, Cassandra les laissa et se dirigea vers Brenda et Kat, qui avaient toutes les deux la bouche ouverte en la regardant avec incrédulité.
   -Je ne peux pas croire que tu es fais ça pour elle", déclara Kat dès que Cassandra les rejoignit, "Elle va te tuer plus tard.
Brenda grimaça
  
-Si jamais tu fais ça pour moi, je te tuerai.
Kat passa un bras sur les épaules de Brenda et lui donna une accolade affectueuse.
   -Tu peux lui crier dessus autant que tu veux, chérie, mais je ne peux pas te laisser la tuer.
   Brenda rit au commentaire de Kat, ne sachant pas que Kat parlait avec son cœur. Elle était secrètement la garde du corps de Cassandra et était à ses côtés depuis maintenant cinq ans. Un record. La plupart des gardes du corps de Cassandra avait un emploi à durée déterminé d'environ huit mois.
   Soit ils étaient morts soit il quittait leur poste à la minute où il jetait un œil à qui et ce qui en avait après elle exactement. Selon leur mode de pensée, pas même le montant exorbitant que les payait son père pour la garder en vie ne valait le risque.
   Mais pas Kat. Elle avait plus de ténacité et de chutzpah* que toute les personnes que Cassandra avait rencontré. Sans parler du fait que Kat était la seule femme qu'elle connaissait actuellement à être plus grande qu'elle. Un mètre quatre vingt quinze et incroyablement belle, Kat faisait un entrée remarquée partout où elle allait. Ses cheveux blonds pendaient juste sous ses épaules et elle avait des yeux si verts qu'ils ne semblaient pas réels.
   -Tu sais", déclara Brenda à Cassandra tandis qu'elle regardait Tom et Michelle parler et rire. "Je donnerais tout pour avoir ta confiance. Tu ne doute jamais de toi même ?
   Cassandra répondit honnêtement
  
-Tout le temps.
   -Tu ne le montres pas".

   En effet, contrairement à ses compagnes, il n'y avait plus qu'une mince chance pour que Cassandra soit encore là après les huit mois qui lui restait à vivre. Elle ne pouvait se permettre d'avoir peur ou d'être timide. Sa devise était de saisir tout à pleine main, et de courir avec.
  Là encore, elle avait couru toute sa vie. Courus face à ceux qui voulaient la tuer s'ils en avaient la chance.
   Mais surtout, elle avait couru vers son destin, dans l'espoir que quelque part, d'une certaine façon, elle pourrait éviter l'inévitable.
   Même si elle avait parcouru le monde depuis qu'elle avait six ans, elle n'était pas plus prête de découvrir la vérité sur son héritage que l'avait été sa mère avant elle.
  
Pourtant, à chaque jour qui se levait, elle était pleine d'espoir. Espérant que quelqu'un lui disait que sa vie n'avait pas à prendre fin à son vingt-septième anniversaire. Elle espérait qu'elle serait en mesure de rester dans un endroit plus de quelques mois, voire quelques jours.
   "
Hub-ba !" dit Brenda, ses grands yeux regardant vers l'entrée. "Je pense que je viens juste de trouver nos cookies ! Et mesdames, il y en a trois !
   Riant de son ton impressionné, Cassandra se tourna pour voir les trois hommes incroyablement sexy entrer dans le club. Ils faisaient tous bien plus d'un mètre quatre vingt, la peau dorée comme leurs cheveux, et beaux à en mourir.
   Son rire mourut instantanément quand elle sentit un horrible picotement la traverser. C'était une sensation qui lui était bien trop familière.
   Et c'était celui qui indiquait la terreur dans son cœur. 
   Vêtus de chandails couteux, jeans vestes de ski, les trois hommes scannaient les occupants du bar comme les prédateurs mortels qu'ils étaient. Cassandra tremblait. Les gens du bar n’avaient pas la moindre idée du danger qu'ils représentaient.
   Aucun d'entre eux.
   Oh mon Dieu...
   -Hé, Cass", déclara Brenda, "Va me présenter à eux ! 
   Cassandra secoua la tête tandis qu'elle entrait en contact visuel avec Kat pour l’avertir. Elle essaya de rabattre Brenda dans la direction opposée des hommes et de leur sombre vues affamées.
   -Ce sont de mauvaises nouvelle, Bren.Vraiment, mauvaises nouvelles.
   Le seul avantage à être à demi-Apollites était sa capacité à repérer ceux de l'espèce de sa mère. Et quelque chose dans ses tripes lui disait que ses hommes marchant à travers la foule, scrutant les femmes avec des sourires séducteurs étaient plus que de simples Apollites.
   Ils étaient des Daimons, une mauvaise lignée d'Apollite qui choisissaient de prolonger leur courte vie en tuant les humains et en volant leurs âmes.
   Le puissant charisme des Daimons étaient unique et leur faim pour les âmes saignait par tout les pores de la peau des nouveaux venus.
   Ils étaient là pour faire des victimes.
   Cassandra ravala sa panique. Elle devait trouver un moyen de sortir d'ici avant qu'ils ne viennent trop près d'elle et ne découvrent qui elle était vraiment.
   Elle se saisit de la petite arme de poing dans son sac à main, et chercha une issue
Elle plongea la main dans son sac, où elle gardait toujours un petit pistolet, et examina la salle. Où était l’issue de secours ?
   "Par derrière, dit Kat en l'attirant vers l'arrière du club.
   -Qu'est-ce qui se passe ? demanda Brenda.
   Tout à coup, le plus grand des Daimons s'arrêta net dans son élan
   Il se tourna pour leur faire face.
   Ses yeux d'acier rétrécirent sur Cassandra avec un vif intérêt et elle pouvait le sentir essayant de pénétrer son esprit. Elle bloqua son intrusion, mais il était trop tard.
   Il saisit les bras de ses amis et inclina la tête vers elles.
   Merde. Ça craint.
   Littéralement.
   Avec la foule dans le bar, elle ne pouvait pas ouvrir le feu et encore moins Kat. Les grenades étaient dans la voiture et elle avait choisit de laisser ses dagues sous le siège.
   -Maintenant ce serait le bon moment pour me dire que tu as tes saïs* avec toi, Kat.
   -Nada. Tu as tes kamas* sur toi ?
   -Ouais", dit-elle d'un ton sarcastique, en pensant à ses armes qui ressemblaient à de petites faucilles portatives."Je les ai glissés dans mon soutien-gorge avant de quitter la maison.
   Elle sentit Kat glisser quelque chose de froid dans sa main. Regardant vers le bas, elle vit l'éventail de combat uchiwa*. Fabriqué en acier, l'éventail était aiguisé sur un côté de sorte qu'il était aussi dangereux qu'un couteau ginsu*. Replié il faisait seulement trente centimètres de long, et ressemblait à n'importe quel éventail Japonais, mais dans les mains de Kat ou de Cassandra, il était mortel.
   Cassandra resserra son emprise sur l'éventail tandis que Kat l'attirait vers la scène où avait été placée une sortie de secours. Elles se frayèrent un chemin dans la foule, loin des Daimons, et loin de Brenda avant qu'elle ne la mette en danger en étant près d'elle lorsque les Daimons frapperaient.
   Elle maudit leur taille quand elle réalisa qu'il n'y avait aucun moyen de se cacher. Pas moyen d'empêcher le Daimon de les voir même dans cette foule dense quand elle et Kat étaient plus grandes que tout le monde.
   Kat s'arrêta là où elle se trouvait, un homme blond leur barrait l'issue.
   Deux secondes plus tard, l'enfer se déchaîna dans le club alors qu'elles prenaient toute deux conscience du fait qu'il n'y avait pas que trois Daimons dans le bar.
   Il y avait au moins une douzaine d'entre eux.
   Kat la poussa vers la porte, puis repoussa le Daimon en arrière, dans un groupe de personnes qui cria ou hurla de ce dérangement.
   Cassandra ouvrit son éventail alors qu'un autre Daimon venait vers elle avec un couteau de chasse. Elle prit la lame entre les lattes et la tordit d'un mouvement de la main, puis utilisa le couteau pour poignarder le Daimon. 
    Il se désintégra instantanément.
   -Tu vas payer pour ça, salope ! gronda l'un des Daimons en l'attaquant.
   Plusieurs hommes du bar vinrent les aider, mais les Daimons s'occupèrent d'eux très vite tandis que d'autres clients se dirigeaient vers la sortie. 
   Quatre Daimons entourèrent Kat.
   Cassandra essaya de lui apporter son aide pour les combattre, mais ne le pouvait pas. L'un des Daimons attrapa son garde du corps et envoya Kat voler contre un mur à proximité.
   Kat le frappa avec un bruit sourd, puis atterrit en tas sur le sol. Cassandra voulait l'aider, mais la meilleure façon était de faire sortir les Daimons du bar loin de son amie.
   Elle se retourna pour courir, seulement pour trouver deux autres Daimons debout juste derrière elle.
   La collision de leur corps la distrait suffisamment pour que l'un des Daimons lui arrache l'éventail et le poignard des mains.
   Il passa les bras autour d'elle pour l'empêcher de tomber.
   Grand, blond, et beau, le Daimon avait une rare aura sexuelle qui attirait vers lui toute femme. C'était cette essence qui leur permettait de se nourrir efficacement sur les humains.
   -Tu allais quelque part, princesse ?" demanda-t-il prenant ses poignets dans ses mains et lui bloquant sa capacité à se battre pour son arme.
   Cassandra essaya de parler, mais ses yeux sombres et profonds la tenait complètement captif. Elle sentit ses pouvoirs atteindre son esprit, engourdissant sa capacité à fuir.
   Les autres le rejoignirent.
   Pourtant, celui devant elle gardait ses mains sur ses poignets, son regard hypnotique dans le sien.
   "Eh bien" dit le plus grand en traînant un doigt froid sur sa joue, "Quand je suis sorti pour me nourrir ce soir, la dernière chose que je pensais trouver était notre héritière disparue !
   Elle écarta sa tête loin de son toucher.
   -Me tuer ne vous libèrera pas," dit-elle. "C'est seulement un mythe."
Celui qui la tenait la retourna pour faire face à son meneur.
Le chef des Daimons rit.
   -Ne le sommes-nous pas tous ? Demandez à tout homme dans ce bar si les vampires existent et que diront-ils?
   Il passa la langue sur ses longues canines en la regardant méchamment.
   -Maintenant, allons dehors et meurs-y seule, ou nous nous régalerons de tes nouveaux amis.
   Il glissa son regard de prédateur vers Michelle qui était suffisamment loin et captivé par Tom qu'elle ne semblait même pas au courant de la lutte qui s'était déroulé dans la partie du bar où se trouvait Cassandra.
   -La brunette est forte. Son âme seule devrait nous nourrir pendant au moins six mois. Quant à la blonde...
   Son regard dériva vers l'endroit où Kat gisait entouré par des humains qui ne semblaient pas comprendre la façon dont elle avait eu mal. Nul doute que les Daimons utilisaient leurs pouvoirs pour embrumer les esprits des humains autour d'eux pour les empêcher d'interférer.
   "Et bien", poursuivit-il sinistrement, "une petite collation n'a jamais fait de mal à personne".
   Il saisit son bras en même temps que l'autre Daimon la relâchait.
   Refusant d'aller tranquillement se faire abattre, Cassandra repensa à sa formation rigoureuse et intensive. Elle recula dans les bras du Daimon derrière elle et lui écrasa le pied de son talon.
   Il jura.
   Elle enfouit son poing dans l'estomac du Daimon devant elle, puis se précipita entre les deux autres et se dirigea vers la porte.
    Elle voulut le frapper, mais il l'empêcha de le blesser.
   "Ne fais pas ça". Sa voix profonde était envoûtante et rempli de promesses de mort en représailles si elle lui désobéissait.
   Plusieurs personnes dans le bar se tournèrent vers eux, mais un regard haineux du Daimon les détourna.
   Personne ne viendrait l'aider.
   Aucun n'osera.
   Mais ce n'était pas encore fini...elle ne renoncerait jamais face à eux.


   Avant qu'elle ne puisse se déplacer pour attaquer de nouveau, la porte d'entrée du club s'ouvrit dans une explosion arctique.
   Comme s'il avait senti quelque chose d'encore plus mauvais que lui-même, le Daimon tourna la tête vers la porte.
   Ses yeux s'écarquillèrent de panique.
   Cassandra se retourna pour voir ce qui le tenait pétrifié et elle, aussi, ne pouvait détacher son regard.
   Le vent et la neige tourbillonnaient dans l'entrée autour d'un homme qui devait faire au moins deux mètres.
   Contrairement à la plupart des gens lorsqu'ils sortaient par moins douze degré, le nouveau venu portait seulement un long manteau mince en cuir noir qui ondulait avec le vent. Il portait un épais pull noir, et une paire de pantalon en cuir noir moulante et des bottes de motard, un corps dur empreint de sauvagerie, de promesse sexuelle.
   Il avait la confiance, l'assurance d'un homme qui savait qu'il n'avait pas d'égal. D'un homme qui défiait le monde de s'en prendre à lui.
  C'était l'allure d'un prédateur.
  Et il faisait froid dans le dos.

   S'il avait eu les cheveux blonds, elle aurait supposé qu'il s'agissait d'un autre Daimon. Mais cet homme était tout autre chose.
   Ses cheveux mi-long noir de jais étaient soufflés par le vent sur le devant de son visage parfaitement sculpté qui mettait son cœur à la dérive. Ses yeux noirs étaient froids. D'acier. Son visage fixe et impassible.
   Ni joli, ni féminin, l'homme était un beignet sucré qu'elle ne rechignerait pas à avoir dans son lit !
Comme autoguidé et inconscient de la foule dans le bar, le nouveau venu balaya son regard sombre d'un Daimon à l'autre, jusqu'à s'arrêter sur celui à son côté.
   Un lent, diabolique sourire s'étala sur son beau visage, dévoilant un petit soupçon de crocs.
   Il se dirigea droit vers eux.
   Le Daimon jura, puis la tira en face de lui.
   Cassandra lutta contre son emprise, jusqu'à ce qu'il sorte une arme de sa poche et la pointe sur sa tempe.
   Cris et hurlements éclatèrent dans le bar quand les gens se mirent à courir pour se mettre aux abris.
   Les autres Daimons se déplacèrent pour se tenir à ses côtés dans ce qui semblait être une sorte de formation de combat.
   Le nouveau venu eu un faible rire sinistre en les jaugeant. A la lueur dans ses yeux de jais, elle pouvait voir combien il se réjouissait du combat.
   Son regard se riva sur eux.
   "Mauvais plan de prendre un otage", dit-il d'une voix profonde, accentuée d'une douceur qui grondait comme le tonnerre. "Surtout quand tu sais que je vais te tuer de toute façon."
   A cet instant, Cassandra sut qui et ce qu'était le nouveau venu.
   C'était un Dark-Hunter, un guerrier immortel qui passait l'éternité à traquer et exécuter les Daimons qui se nourrissait des âmes humaines. Ils étaient les défenseurs de l'humanité et la personnification de Satan pour son peuple.
   Elle avait entendu parler d'eux toute sa vie, mais un peu comme le Croque-mitaine elle les avait attribué à des légendes urbaines.
   Mais l'homme devant elle n'était pas le fruit de son imagination. Il était réel, et il était tout aussi mortel que les histoires qu'elle avait entendues.
   "Hors de mon chemin, Dark-Hunter," dit le Daimon la tenant, "ou je la tu."
   Paraissant amusé par la menace, le Dark-Hunter secoua la tête comme un parent grondant un enfant colérique.
   -Vous savez, vous auriez dû rester dans votre trou pourri un jour de plus. Ce soir c'est la nuit de Buffy ce soir, et un tout nouvel épisode aussi.
Le Dark-Hunter poussa un soupir irrité.
   -Avez-vous une idée de ma colère quand je dois venir ici dans le froid glacial pour vous tuer quand je pourrais être au chaud à la maison à regarder Sarah Michelle Gellar botter des culs dans un joli petit haut ?
   Les bras du Daimon tremblaient quand il resserra son emprise sur elle.
   -Attrapez-le !
   Les Daimons attaquèrent en même temps. Le Dark-Hunter attrapa le premier à la gorge. Dans un mouvement fluide, il plaqua le Daimon contre le mur où il le tint d'un poing serré.
   Le Daimon gémissait.
   -Qu'est-ce que tu es, un bébé?" demanda le Dark-Hunter. "Bon Dieu, si tu vas tuer des humains, le moins que tu puisse faire est d'apprendre à mourir avec dignité."
   Un second Daimon bondit sur son dos. Le Dark-Hunter tourna le bas de son corps, un long, une lame de couteau sortit du bout de sa botte. Il enfouit la lame au centre de la poitrine du Daimon.
   Instantanément, le Daimon explosa en poussière.
   Le Daimon dans la main du Dark-Hunter claquait ses longues canines en tentant de le mordre et de le frapper. Le Dark-Hunter le jeta dans les bras du troisième Daimon.
   Ils partirent en arrière et atterrirent en tas sur le sol.
   Le Dark-Hunter secoua la tête en voyant les deux Daimons trébuchant l'un sur l'autre, essayant de se remettre sur pieds
   N'étant plus attaqué il se débarrassa d'eux avec une facilité qui était aussi effrayante que cela était beau et morbide.
   "Allez, où avez-vous appris à vous battre ?" demanda t'il aux deux autres. "A l'école de Miss Manner's pour fille ?"
Il ricana dédaigneusement au nez des Daimons.
   -Ma petite sœur pourrait frapper plus fort que toi quand elle avait trois ans. Merde, si vous vouliez tourner Daimon, le moins que vous puissiez faire est de prendre quelques leçons de combat afin de rendre mon travail ennuyeux plus intéressant." Il soupira avec lassitude et leva les yeux au plafond. "Où sont les Daimons Spathi quand vous en avez besoin ?"
   Alors que le Dark-Hunter était distrait, le Daimon la tenant déplaça le canon de sa tempe et tira quatre coup de feu vers lui.
   Le Dark-Hunter se tourna très lentement vers eux.
   La fureur s'abattit sur son visage, il fixa le Daimon qui l'avait visé.
   "N'as-tu pas d'honneur ? Pas de décence ? Aucune fichue cervelle ? Tu ne me tueras pas avec des balles. Elles ne font que m'emmerder.
   Il baissa les yeux sur les plaies sur son flanc qui saignaient, puis tira sur son manteau de telle sorte que la lumière brillait à travers les trous dans le cuir et il jura à nouveau.
   -Et tu viens juste de ruiner mon putain de manteau favori.
Le Dark-Hunter gronda au Daimon :
   -Pour cela, tu meurs.
    Avant que Cassandra puisse se déplacer, le Dark-Hunter lança sa main vers eux. Un mince cordon noir jaillit et s'enroula autour du poignet du Daimon.
   Le temps d'un clignement des yeux, le Dark-Hunter avait parcouru la distance entre eux, tira d'un coup sec sur le poignet du Daimon et lui tordit l'avant-bras.
   Elle trébucha loin du Daimon et se pressa contre un juke-box cassé, hors de leur chemin.
   Avec une main toujours sur le bras du Daimon, le Dark-Hunter le saisit par la gorge et le souleva de terre. Dans un arc gracieux, il le balança sur une table. Les verres se brisèrent sous le poids du Daimon. Le pistolet frapa le plancher de bois avec un froid bruit métallique.
   "Ta mère ne t'a pas dit que la seule façon de nous tuer est de nous couper en morceaux ?" demanda le Dark-Hunter. "Vous devriez apporter une déchiqueteuse à bois au lieu d'une arme à feu.
   Il fixa le Daimon qui luttait désespérément contre son emprise.
   -Maintenant, nous allons pouvoir regarder la libération des âmes humaines que vous avez volé.
   Le Dark-Hunter tira un couteau papillon* de sa botte, le fit tournoyer pour l'ouvrir, et le plongea dans la poitrine du Daimon.
   Le Daimon se décomposa instantanément, ne laissant rien derrière lui.
   Les deux derniers couraient vers la sortie.
   Ils n'allèrent pas loin avant que le Dark-Hunter tire un ensemble de couteau de lancer de sous son manteau et ne les envoit voler avec une précision mortelle dans le dos des tueurs en fuite. Ils explosèrent, et ses couteaux touchèrent le sol de manière funeste.
   Avec un calme délibéré incroyable, le Dark-Hunter se dirigea vers la sortie. Il fit une pause juste assez longtemps pour récupérer ses couteaux au sol.
Puis, il partit aussi rapidement et silencieusement qu'il était venu.

  
   Cassandra lutta pour respirer tout comme les gens du bar sortis de leur cachette et qui n'avaient pas disjonctés. Heureusement, même Kat se redressa et trébucha vers elle.
   Ses amies coururent vers elle.
   "Est-ce que tu va bien ?
   -Vous avez vu ce qu'il a fait ?
   -Je pensais que tu étais morte !
   -Dieu merci tu es toujours vivante !
   -Qu'est-ce qu'ils te voulaient ?
   -Qui étaient ces gars ?
   -Que leur est-il arrivé ?
   Elle entendit à peine les voix qui frappèrent ses oreilles si rapidement et confusément qu'elle ne pouvait pas dire qui lui avait posé quelle question. L'esprit de Cassandra était encore sur le Dark-Hunter, qui était venu à son secours. Pourquoi avait-il prit la peine de la sauver ?
   Elle devait en savoir plus sur lui...
   Avant de méditer trop longtemps, Cassandra courut derrière lui, à la recherche d'un homme qui ne pouvait pas être réel.
   A l'extérieur, les sirènes hurlantes remplissaient l'air et devenaient progressivement plus fortes. Quelqu'un dans le bar devait avoir appelé la police.
   Le Dark-Hunter était à mi-chemin en bas du pâté de maison lorsqu'elle le rattrapa et le fit arrêter.
   De son visage impassible, il la regarda avec ces yeux profonds et sombres. Des yeux si noirs qu'elle ne pouvait pas détecter ses pupilles. Le vent fouettait ses cheveux autour de ses traits ciselés et le nuage de son souffle se mêlait au sien.
   Il gelait, mais sa présence la réchauffait tellement qu'elle ne le sentait même pas.
   "Qu'allez vous faire à propos de la police ?" demanda t'elle. "Ils vont être à votre recherche."
   Un sourire amer s'étira sur le bord de ses lèvres.
   "Dans cinq minutes, aucun être humain dans ce bar ne se rappellera qu'il m'a vu.
   Ses paroles la surprirent. Était-ce vrai pour tout les Dark-Hunters ?
   -Vais-je oublier moi aussi ?
   Il acquiesça.
   -Dans ce cas, je vous remercie de m'avoir sauvé la vie.

   Wulf s'arrêta sur ces mots, c'était la première fois que quelqu'un le remerciait pour être un Dark-Hunter.
   Il regarda fixement cette brève richesse, des boucles blondes en cascade désordonnées autour de son visage ovale. Elle portait ses cheveux longs tressés dans son dos. et ses yeux noisette et vert étaient remplis d'une brillante vitalité et de chaleur.
   Même si elle n'était pas d'une grande beauté, elle avait un charme tranquille et cette caractéristique l'invitait. Tentante.
   Contre sa volonté, il tendit la main jusqu'à toucher sa mâchoire, juste en dessous de son oreille. Plus doux que le velours, sa peau délicate réchauffa ses doigts froids.
   Il s'était passé si longtemps depuis la dernière fois qu'il avait touché une femme.
   Si longtemps depuis qu'il avait goûté la dernière.
   Avant de pouvoir se retenir, il se pencha et captura ses lèvres entrouverte avec les siennes.
   Wulf gronda devant sa saveur et son corps rugit de vie. Il n'y avait rien de plus doux que le goût de miel de sa bouche. Jamais rien de plus enivrant que la senteur de sa chair parfumée de rose.
   Sa langue dansait avec la sienne alors que ses mains serraient ses épaules, le pressant contre elle.
   Il devint dur et rigide à la pensée que son corps serait mieux dans d'autres endroits.
   Et à ce moment-là, il la voulait avec une urgence étourdissante. Il avait un besoin désespéré qu'il n'avait pas ressenti depuis très, très longtemps.

   Les sens de Cassandra tourbillonnaient au contact inattendu de ses lèvres sur les siennes. Elle n'avait jamais connu quelque chose comme la puissance et la faim se son baiser.
   Une légère odeur de bois de santal se cramponnait à sa chair et il avait un goût de bière et de sauvagerie, la masculinité sauvage.
   Barbare.
   C'était le seul mot pour le décrire.
   Ses bras repliés autour d'elle il pillait sa bouche de façon magistrale.
   Il était pas seulement mortel pour les Daimons. Il était mortel pour les sens d'une femme. Son cœur s'emballait alors que son corps entier brûlait, voulant connaître sa force en elle.
   Elle l'embrassa désespérément.
   Il prit son visage dans ses mains alors qu'il lui mordillait ses lèvres avec ses dents. Tout à coup, il approfondit son baiser en passant ses mains dans son dos, la serrant plus près de ses hanches pour qu'elle puisse sentir à quel point il était dur et prêt pour elle.
   Elle le sentait dans chaque fibre de son être. Chaque hormone de sa corps crépitait.
   Elle le voulait avec une férocité qui la terrifiait. Pas une seule fois dans sa vie elle n'avais connu une telle chaleur, un désir déchirant, surtout pas pour un étranger.
   Elle devait le repousser.
   Au lieu de cela, elle enroula ses bras autour de ses larges épaules, dures comme la pierre et le tint serré. C'était tout ce qu'elle pouvait faire pour s'empêcher d'aller plus bas, d'ouvrir son pantalon et de le guider dans cette partie d'elle qui palpitait d'un besoin exigeant.
   Une partie d'elle-même ne se souciait même pas qu'ils soient dans la rue. Elle le voulait ici. Maintenant. Peu importe qui ou ce qui les verraient. C'était une partie d'elle-même qui l'effrayait.


      Wulf luttait contre l'urgence qui lui exigeait de la coincer 
contre le mur de briques derrière eux et d'avoir ses longues jambes galbée autour de sa taille autour de sa taille. Pour soulever coupablement sa jupe courte au-dessus de ses hanches et se s'enfoncer profondément à l'intérieur de son corps jusqu'à ce qu'elle cri son nom dans une douce libération.
   Chers dieux, comme il souffrait de la posséder.
   Si seulement il pouvait...
   A contrecœur, il se libéra de son étreinte. Il glissa son pouce sur ses lèvres gonflées et se demanda ce qu'elle ressentirait en se tordant sous lui.
   Pire encore, il savait qu'il pouvait l'avoir. Il avait goûté pleinement son désir. Mais une fois qu'il en aurait fini avec elle, elle n'aurait plus aucun souvenir de lui.
   Aucun souvenir de son toucher. De son baiser.
   Son nom...
   Son corps ne ferait que se soulager pendant quelques minutes.
   Il ne ferait rien pour alléger la solitude dans son cœur qui aspirait d'avoir quelqu'un qui se souviendrait de lui. 
   "Adieu, ma douce" murmura t'elle en lui touchant légèrement la joue avant de se retourner.
   Il se souviendrait à jamais de leur baiser.


   Cassandra ne pouvait pas bouger alors que le Dark-Hunter marchait loin d'elle.
   Au moment où il avait disparu dans la nuit, elle avait complètement oublié qu'il avait existé.
   "Comment je suis arrivé là ?" se demanda t'elle en enroulant ses bras autour d'elle pour bannir le froid mordant.
   Claquant des dents, elle courut jusqu'au bar.


- Version française : erreurs et différences -

   Dans la version française, outre les différentes armes qui disparaissent ou sont remplacées par d'autres (les couteaux de lancer deviennent des canifs, pas pratique à lancer), la scène de combat entre Wulf et les Daimons se situe hors du club, dans la cour au milieu des poubelles, et non dedans comme il est dans la version originelle. Ce qui laisse des incohérences comme le fait que la neige (qui devient des éclairs en français, bien plus impressionnant certainement...), encadrent Wulf alors qu'il SORT du bar, il y a donc un problème certain de toiture dans ce bar non ?... En réalité, c'est bien au moment où il ENTRE dans le bar qu'il y a de la neige derrière lui, ce qui est logique.
Les dernières lignes concernant Cassandra se retrouvant seule dans la rue sans savoir comment ni pourquoi, et qui illustrent le sort jeté sur Wulf, a lui totalement disparu de la traduction française.


Note de traduction :

*Chutzpah : Chutzpah peut être utilisé pour exprimer l'admiration envers un culot non-conformiste. En hébreu, le mot chutzpah marque une indignation envers quelqu'un qui a dépassé outrageusement et sans vergogne les bornes du comportement acceptable.

*Saï : arme d'origine asiatique ressemblant à un trident, et permettant de piquer, non de couper.

*Kamas : C'est une des armes les plus courantes du kobudō d'Okinawa, ressemblant à une petite faucille.

*Tessen / éventail de combat : arme blanche japonaise en forme d'éventail qui se présente soit comme un éventail fonctionnel, constitué de pales liées entre elles et dépliable (ce qui présente l'avantage de pouvoir affûter les pales de façon à rendre l'arme tranchante), soit comme un bloc d'acier (renfermant parfois un couteau à l'intérieur) qui a la forme d'un éventail replié et qui sert à frapper et à parer.

*ginsu : couteau qui a eu un gros succès aux Etats-Unis durant les années 1970.

*couteau papillon / balisong : inventé par un soldat-armurier philippin pendant la colonisation espagnole. Il est pliable et peu s'ouvrir d'une dizaine de manière différents.


De gauche à droite : tessen, saïs, kamas et balisong:



Texte original © Sherrilyn Kenyon - 2004
Traduction © Dark-Hunter Francophone 
Images et définitions : Wikipédia

Commentaires   

+1 #1 christel 09-07-2017 13:00
En effet on voit bien la différence entre le texte original et celle de la version française, c'est à se demander pourquoi une telle différence. Je comprendrais si c'était une scène violente mais là non, je ne vois pas pourquoi...
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